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Architecture : histoire de l'oeil-de-boeuf

Article par Emilie RABOTTIN avec agence , le 09/10/2009 à 17h31 , modifié le 09/10/2009 à 17h38 0 commentaire

L'oeil-de-boeuf est cette curieuse petite lucarne qui orne les façades des demeures anciennes. A-t-il une utilité, quelle forme peut-il prendre ? Depuis quand existe-t-il ? Petite chronologie de cet élément décoratif.

Le dictionnaire nous apprend que le nom même d'œil-de-bœuf apparaît en architecture au 16e siècle, aux alentours de 1530. Il désigne alors une lucarne dont la fenêtre est ovale ou circulaire.
L'architecture monastique fut la première à présenter ce type de lucarne qui pouvait aussi prendre la forme d'un hexagone. L'œil-de-bœuf s'agrandit même pour devenir rosace et offrir un puits de lumière filtré par les vitraux au-dessus du portail des cathédrales, à une extrémité de la nef ou d'un bras du transept.
Dans les clochers d'église, il permettait aussi de monter plus facilement les cloches par l'extérieur.

Dans l'architecture civile, il orne les dômes, les pignons et les frontons des demeures bourgeoises, des manoirs ou des châteaux.
Au château de Versailles, il existe une petite antichambre menant à la chambre du roi, nommée elle-même "œil-de-bœuf", parce qu'éclairée par... un œil-de-bœuf.

Les toits à la Mansart, du nom du célèbre architecte, présentent de nombreuses lucarnes cernées de zinc, percées dans le pan coupé des toitures. Presque toujours muni d'une vitre, l'œil de bœuf peut se compléter d'une grille décorative en fer forgé.

L'Angleterre adopte aussi l'œil-de-bœuf et son nom français, pour ses manoirs du 17e siècle. La période Art déco, voit refleurir cet élément orné de décors de pierres et les immeubles haussmanniens de Paris présentent très souvent des dômes percés d'un œil-de-bœuf.

Pas uniquement décoratif, cet ornement permet aussi de laisser entrer la lumière du jour dans de petits espaces sous les combles ou d'éclairer un escalier par la lumière naturelle. C'est également un élément de ventilation indispensable pour les combles.

L'architecture contemporaine remet l'œil-de-bœuf à l'honneur le déclinant en demi-lunes, triangles, losanges. Les maisons d'architectes présentent fréquemment ce type d'ouverture au-dessus de l'entrée principale, dans des combles, sur un pignon, en haut d'un escalier. L'objectif est toujours de faire entrer la lumière, d'éclairer naturellement de petits espaces de la maison.

Désormais les fabricants de châssis offrent un choix quasi illimité, avec même des œils-de-bœuf demi ouvrants. Si vous êtes tentée par cette originalité architecturale, consultez un architecte pour voir s'il est possible de l'intégrer à votre maison.
 
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