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Petite histoire du design en déco

Article par Sophie Bourgeois avec agence , le 04/11/2008 à 11h56 , modifié le 04/11/2008 à 12h15 0 commentaire

Le design en déco est sans doute né vers 1850, avec une chaise créée par Michael Thonet selon un procédé de fabrication révolutionnaire. Depuis, cet art des formes, au service d'objets utilitaires, fonctionnels ou ornementaux, a généré au fil des ans des courants et designers universellement reconnus.

Le design industriel naît en 1902, grâce à Peter Behrens et son concept de design industriel global. Pour les industries AEG, il crée tout : l'usine d'électromécanique, les cités pour loger les ouvriers, mais aussi les produits, les emballages, les affiches publicitaires, jusqu'au papier à lettres...
 
Le design des années 20 et 30 s'enrichit des multiples courants artistiques européens : cubisme, futurisme, constructivisme, suprématisme russe, pensée rationaliste... Les courants dominants sont : le mouvement hollandais De Stijl de Gerrit Rietveld, et surtout le fameux Bauhaus créé par l'Allemand Walter Gropius, qui regroupe des designers célèbres, tels que Marcel Breuer et ses meubles à structure tubulaire. Ce design privilégie l'utilité et la fonctionnalité aux dépens du naturel ou du superflu.
 
Les premières agences d'esthétique industrielle se structurent au cours des années 30, aux États-Unis, comme celle de Raymond Loewy, créateur de la locomotive K4S pour la Pennsylvania Railroad (chemins de fer de Pennsylvanie).
 
Le design d'après-guerre privilégie l'aspect décoratif d'objets quotidiens, à la portée de tous. La mise au point de nouveaux matériaux, comme le polystyrène, le polyester, le polyuréthane, autorise presque toutes les formes, couleurs et matières. Objets déco emblématiques : le siège Knoll, siège coque en polyester armé dessiné par Eero Sarineen, et le siège Sacco, créé par trois designers italiens, Gatti, Paolini et Teodoro, cette célèbre poche de skaï en forme de poire, remplie de billes de polystyrène expansé, qui épouse les contours du corps lorsque l'on s'y assied.
 
Grands courants : l'esthétique des objets déco de la vie professionnelle, par Roger Tallon (agence Technès, France), le design d'objets du quotidien produits en série selon les règles du Bauhaus, par l'école allemande d'Ulm, et dans les années 60 l'anticonformisme, qui privilégie des meubles plus confortables, bas et au ras du sol.
 
Des années 70 à nos jours, le design remet en question tous les courants précédents. C'est l'ère de l'antidesign, qui revisite le fonctionnalisme industriel avec comme chef de file, le studio italien Alchimia ; le groupe Memphis et son fondateur Ettore Sottsass privilégient les objets et meubles aux formes simples, polychromes ; en France, le « nouveau design », représenté par Elizabeth Garouste et Mattia Bonetti, associe production artisanale et production industrielle de série. Philippe Starck et son design global imposent un style : objets déco industrialisés dans la maîtrise totale du produit, déco intérieure et même l'architecture. Au cours des années 80, le design renoue avec les secteurs automobile et ferroviaire, et retrouve des lignes courbes, aérodynamiques qui vont s'étendre peu à peu aux objets du quotidien.
 
Aujourd'hui, les recherches en informatique et matériaux innovants ouvrent de nouveaux territoires aux designers : la création s'étend des objets au mobilier, jusqu'à l'habitat expérimental.
 

 
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