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Entretien 100 % déco avec Matali Crasset

Article par La Rédaction , le 06/12/2008 à 18h38 , modifié le 04/05/2009 à 17h57 0 commentaire

Matali Crasset répond à nos questions déco et nous livre de précieux conseils qui valent de l'or !

Formée au design industriel, matali crasset (en minuscule, c'est sa marque !) expérimente des concepts chargés de sens qui sont autant d'interrogations sur notre cadre de vie qu'elle pense comme un espace de mobilité, de convivialité et de partage. Cette ancienne collaboratrice de Denis Santachiara et de Philippe Starck, élue Créatrice de l'année au Salon du Meuble de Paris en 2006, nous fait part de quelques-une de ces intentions lorsqu'elle intervient dans les domaines du design et de l'architecture intérieure. 
 
- Quelles solutions alternatives proposez-vous pour rendre les espaces de vie modulables, faire cohabiter le privé et le travail par exemple, permettre le jeu des enfants dans une pièce à vivre ? 

Matali crasset : Si on ne fossilise pas son appartement en organisant un espace mort constitué du sacré saint trio : canapé + table basse /+ télévision, on se rend compte qu'on peut vraiment utiliser son espace différemment en fonction du moment de la journée, si c'est la semaine ou le week-end. Il faut despécialiser les espaces pour que les fonctions se superposent partiellement. On dit toujours qu'on manque d'espace mais l'important et de savoir ce que l'on fait dedans. On perd une place folle simplement en communiquant du statut...

- L'Hôtel Hi de Nice est une expérience globale qui permet de « rentrer » dans votre univers. Quelles histoires peut-on y vivre ?

Matali crasset :
C'est un lieu relais pour vivre un espace contemporain avec de nouvelles logiques d'espace. On s'aperçoit par miroir que notre vie s'organise autour des codes domestiques qui nous fige Dans des attitudes. Etre dans une chambre ou rien n'est posé contre les murs mais placés sur un plateau au centre « qui prend la forme d'une terrasse » et s ‘apercevoir de ce fait que l'espace respire. 

- « Quand Jim monte à Paris » est une colonne d'hospitalité qui répond à une combinaison de besoins. Comment réfléchissez-vous à la fonctionnalité ? Avec quelle autonomie et quelles intentions pour l'objet ?

Matali crasset :
La fonctionnalité bien que voûte du projet n'est jamais mon intention première.
Le nom du projet "Quand Jim monte à Paris" est assez explicite sur mes intentions. C'est plus la question de l'hospitalité que j'ai voulu proposer et comment dans une grande ville avec un petit espace accueillir un ami de passage en n'ayant pas de chambre d'ami mais en lui créant un espace symbolique avec comme points cardinaux une lampe et un réveil.  C'est un travail sur les rites et la symbolique. Le clic clac et sa gestuelle ne sont pas pour moi des gestes d'hospitalité.
Ambiance déco de Matali Crasset
- Pour vous, la liberté rime avec nouveauté ?

Matali crasset : La liberté peut naître d'une maîtrise absolue des contraintes pour mieux les dépasser. Le but n'est pas de remplacer une chose par une chose mais de prendre un autre angle de vue. La nouveauté ce n'est pas quelque chose qui me motive tout seul. J'aime plutôt accompagner : les structures, les objets que je propose font sens avec un système de pensée, une volonté de construire à côté mais de dépasser les archétypes qui nous figent, rassurent  mais ne sont pas généreux. J'aime l'idée que les objets, les espaces peuvent nous apporter de l'optimisme, une envie de faire...
 
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