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Le b.a.-ba du jardin bio

Article le 25/04/2008 à 09h41 , modifié le 08/06/2009 à 10h32 0 commentaire

Pour retrouver une harmonie avec la nature, préserver sa santé mais aussi protéger l'environnement, le jardin bio s'impose comme une solution pleine de bons sens nécessitant douceur, attention et patience.

Tenir un jardin bio est une méthode qui regroupe un ensemble de connaissances et de savoir-faire qui s'acquièrent avec le temps, le sens de l'observation et l'expérience.

Les mesures à prendre pour jardiner bio vont de la fabrication du compost et de son utilisation, aux traitements naturels contre les maladies et les ravageurs en passant par un choix varié de plantes, leur bonne intégration, leur association et la rotation des cultures. Pour maintenir le jardin dans un bon état sanitaire, il faut avant tout prévenir en créant des conditions favorables et intervenir, quand cela est nécessaire. Le but à long terme est d'obtenir un jardin bio durable qui s'inscrit parfaitement dans l'environnement !
 
10 conseils pour réussir son jardin bio :
 
1 - Réduire la pollution et maintenir un équilibre entre la flore et la faune dans le jardin en n'utilisant aucun produit chimique de synthèse.
2 - Recycler les déchets ménagers et végétaux pour en faire du compost, lequel servira à enrichir le sol en humus et à le fertiliser.
3 - Utiliser des engrais verts plutôt que des engrais chimiques pour améliorer la terre et la fertiliser sans nuire à la microfaune du sol.
4 - Ne pas apporter trop d'azote ainsi que du fumier insuffisamment décomposé pour prévenir les maladies.
5 - Désherber à la main ou mécaniquement et pratiquer le mulching pour prévenir les repousses et maintenir l'humidité du sol. (Le mulching, c'est la méthode qui consiste à répartir au pied des plantes un matériau pour éviter la pousse des mauvaises herbes).
6 - Lutter contre les insectes ravageurs dans le jardin en utilisant des insecticides d'origine végétale à base d'huiles, de pyrèthre ou de roténone (en vente dans toutes les jardineries) ainsi qu'en favorisant l'installation des prédateurs naturels.
7 - Lutter contre les maladies en utilisant des fongicides naturels comme le souffre et la bouillie bordelaise, autorisés en culture biologique.
8 - Organiser une alternance des cultures et bien associer les plantes entre elles pour ne pas épuiser le terrain.
9 - Encourager la diversité en cultivant un grand nombre d'espèces et de variétés adaptées à leur environnement (sol, climat) et en diversifiant les habitats pour la faune (haies, prairie en friche, cabanes à oiseaux...).
10 - Se procurer des graines de légumes et de fleurs bio pour leur diversité (variétés anciennes) et leur qualité. Elles donneront des plantes qui résisteront mieux aux maladies, au manque d'eau et autres difficultés et produiront elles-mêmes des graines fertiles (contrairement aux graines hybrides qui dégénèrent rapidement).
 
Le sol d'un jardin bio, c'est la base !
La première des conditions pour avoir de bons légumes est d'avoir un sol vivant, riche et équilibré, capable de nourrir efficacement les plantes. Il devra apporter tous les éléments nutritifs dont elles ont besoin pour se développer. L'humus est une matière indispensable pour avoir un sol riche, il se reconnaît à sa couleur brune presque noire et à sa légèreté, il provient de la décomposition de la matière organique. C'est donc grâce aux verres de terre, cloportes, champignons et bactéries que le sol va s'enrichir en humus !  La démarche bio consiste à favoriser la vie des petits habitants du sol alors que la méthode classique, qui utilise des engrais et autres produits chimiques, apportera artificiellement ces éléments aux plantes tout en tuant cette vie souterraine.
- Chacun peut obtenir une bonne terre dans son jardin au bout de quelques années, même en partant d'un très mauvais sol, s'il l'enrichit régulièrement en humus. Le jardinier dispose pour cela de deux armes essentielles : le compost et les engrais verts. Ces derniers apporteront des matières organiques, azote et autres éléments nutriments, tout en améliorant et protégeant le sol.
- Pour améliorer encore plus les propriétés physico-chimiques du sol, le jardinier a à sa disposition d'autres possibilités naturelles. Ce sont les fumiers bien décomposés que l'on trouve également sous forme de granulés et la tourbe qui provient de la longue décomposition de végétaux et qui servira essentiellement à alléger la terre. Les tourbières étant des écosystèmes actuellement menacés par leur surexploitation, on peut remplacer la tourbe par de la terre de coco, un matériau compatible avec le développement durable.
- Les engrais biologiques, d'origine végétale, animale ou minérale, viendront remplacer avantageusement les engrais chimiques pour répondre à des besoins spécifiques du sol (tourteau de ricin, farine de plumes, phosphate naturel, cendre de bois...).
 
Pour réussir son jardin bio et avoir de beaux légumes : pratiquer la rotation des cultures
La culture d'une même famille de légumes dans la même parcelle épuise celle-ci d'année en année et contribue aussi au développement des maladies. D'où la nécessité de pratiquer la rotation des cultures. Cette méthode consiste à alterner sur plusieurs années la culture de différentes catégories de légumes en fonction de leurs besoins spécifiques. Il suffit de séparer le potager du jardin en 4 parcelles sur lesquelles on appliquera la rotation. Les légumes vivaces (artichauts, asperges, rhubarbe) peuvent être installés de manière permanente sur une cinquième parcelle.
- Parcelle 1 : légumes feuilles (salades, épinards, choux) mais aussi pommes de terre et tomates, nécessitant un sol riche en éléments nutritifs et notamment en azote.
- Parcelle 2 : légumes bulbes (oignons, ail) et légumes racines (radis, carottes, navets, betterave), étant capables d'aller chercher l'azote en profondeur.
- Parcelle 3 : légumes graines (haricots, pois, fèves) enrichissant le sol en azote, en compagnie de légumes fruits (melons, courgettes, potirons).
- Parcelle 4 : engrais verts (trèfle, luzerne, moutarde...) pour laisser le sol se reposer et s'enrichir en éléments nutritifs.
La deuxième année, les cultures de la parcelle 1 seront placées sur la parcelle 2, les cultures de la parcelle 2 sur la parcelle 3, les cultures de la parcelle 3 sur la parcelle 4 et les cultures de la parcelle 4 sur la parcelle 1. L'important étant de ne pas planter deux années de suite un même légume.

 
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